07 mai 2012
Boule de haine

Je ne me sens plus en phase avec la société.
Je crois que c'est le cas depuis longtemps, mais ça m'a vraiment sauté au visage hier soir, pendant les résultats de l'élection présidentielle. Je ne supporte plus ce culte de l'immédiat, du buzz et de l'image, il ne m'évoque qu'un profond dégout.
De ma courte vie de trentenaire, j'ai quand même eu l'occasion à plusieurs reprises d'assister à des élections présidentielles, et ce ne sont peut-être que mes souvenirs, mais j'ai la très nette impression que c'était différent. Différent ne veut pas forcément dire mieux, certes, mais hier j'ai été surpris par ce qui m'a semblé être un pétard mouillé. Dans ma mémoire, l'annonce du résultat de l'élection d'un nouveau président a toujours été un bouleversement majeur, l'occasion d'une vague de joie ou de tristesse éclatante, des images d'une foule à la limite de l'orgasme dès l'annonce du nom du vainqueur, des cris dans la rue, des explosions et des coups de klaxon.
Or, ce 6 mai 2012, ce que certains plateaux de télé ont évoqué comme une "victoire grave" m'a laissé dans la bouche un goût pâteux, un goût de distance et de morosité alors même que celui pour qui j'ai voté a remporté l'élection.
Les raisons pouvant expliquer cette impression sont nombreuses : la crise, le contexte social, peut-être que les gens de gauche ne savent pas être joyeux, peut-être que je n'ai pas regardé la bonne chaine, peut-être que j'étais momentanément atteint de surdité et que j'avais du caca dans les yeux. Toujours est-il que cette sensation était bien là, et à mon avis causée par tout autre chose.
Je parlais en début de note d'un culte de l'immédiat et du buzz, et à mon avis c'est de là qu'est venu le problème. Internet a tué l'élection présidentielle.
J'ai décidé de la jouer old school hier soir. Je savais pertinemment que les résultats seraient disponibles avant l'heure fatidique, 20h, mais je n'ai pas voulu les connaitre et je me suis donc abstenu de toute consultation de Twitter. Non, je me suis mis sur France 2 comme tout bon franchouillard vivant dans un patelin perdu du fin fond du Gers qui se respecte, sachant que les chaines avaient une interdiction formelle de divulguer quelque information sur l'identité du vainqueur avant l'heure. Je voulais du suspens. Je voulais vibrer jusqu'à la dernière seconde en voyant s'afficher sur mon écran la tête du vainqueur dans un lent affichage d'image minitel. Vers 19h j'ai donc mis France 2 histoire de prendre la température, espérant voir les militants passionnés des deux partis en attente de la réponse ultime dans leur QG, palper la tension, mais déjà, le suspens en a pris un coup. Des images des militants socialistes le sourire aux lèvres, agitant drapeaux et banderoles tout en esquissant quelques pas de danse, et de l'autre côté le front UMP, tête d'enterrement, silence pesant. David Pujadas annonçant qu'à l'emplacement de l'éventuelle fête de victoire de la droite, la scène n'avait pas été montée, que des camions étaient là à une dizaine de kilomètres au cas ou, mais que bien entendu, aucune conclusion n'en serait tirée. Malin Pujadas. Donc après ce qui aurait pu être qualifié d'immonde spoil, j'ai décidé de zapper et de regarder les simpson jusqu'à 19h57. Quelques minutes avant l'heure H je suis revenu sur la 2, j'ai assisté au décompte final, puis "François Hollande est le nouveau président de la république", puis flop. Flop, retour sur le peuple de gauche, quelques cris, quelques drapeaux virevoltants, rien de plus. Je m'attendais à un montage savant avec une foule en délire qui puisse nous faire vraiment goûter la joie et l'allégresse de circonstance, mais non, rien de tout ça. Ils ont préféré diffuser des envoyés spéciaux chargés d'interviewer une voiture, un accordéon, ou une porte. Il aura peut-être fallu attendre 23 heures et une marée humaine en attente de son héros à la bastille, dansant sur le rythme endiablé d'Axel Bauer pour avoir la moindre impression de communion et de triomphe. Marée qui se videra quelques minutes après le discours.
Et là, je me demande. Quel est donc l'intérêt d'avoir publié des résultats avant l'heure sur Twitter, radio Londres et toute cette connerie ? Le sacro-saint droit à l'information ? Cela changeait-il quelque chose dans le cas présent ? Pouvions-nous faire quoique ce soit de plus en connaissant l'information avant le résultat télévisé ? A part permettre aux grandes fortunes de France de s'exiler quelques heures avant la révélation en achetant leur billet d'avion moins cher, je ne vois franchement pas quel était de but de tout ça. Connaitre le résultat avant les autres (et encore), le retweeter en espérant être un des premiers grands génies à annoncer "regardez-moi, je sais" et en acquérir peut-être une pseudo forme de notoriété ou quelques followers à postériori. Pour moi, c'était simplement la même impatience abrutie que celui qui pendant un film se sent obligé de lâcher "Je connais déjà la fin, regarde, c'est ce mec tout de noir vêtu là qui va trahir le héros et le tuer", gâchant tout le plaisir à l'autre spectateur, qui même s'il s'en doute, veut attendre le dénouement pour le savourer. Le même effet qu'un gamin de 10 ans qui lisant une BD ne peut pas s'empêcher de toujours survoler la page pour aller directement lire la dernière case avant le reste. Le mec qui veut tout tout de suite et qui va pleurer sur des forums parce que les scénaristes d'une série ont décidé de développer une intrigue et du mystère, en espérant leur mettre un coup de pression pour avoir toutes les réponses dans l'instant et gâcher l'oeuvre prématurément.
C'est donc le sens de cette société contemporaine, une société de gamins capricieux qui ne savent plus attendre, patienter un minimum, pourris-gâtés par les réseaux sociaux et les médias, qui ne savent plus lire ou écrire mais veulent du tweet, qui ne veut plus de texte mais des photos et des illustrations.
L'effet pervers c'est que dans l'exemple d'hier soir, ce mode d'information et de comportement, loin de rassembler (oui c'est moi qui ait écrit la campagne de François Hollande), a au contraire divisé les joies et les peines, chacun connaissant l'annonce petit à petit avant l'heure dans son coin, détruisant complètement cet élan magistral qui a normalement lieu à 20h tapantes lors de la surprise, et qui continue tout au long de la nuit.
Quant aux autres évènements de la soirée, revenons brièvement dessus. Certains nous ont quittés, je pense bien entendu à Nicolas Sarkozy qui a tiré sa révérence, mais aussi à d'autres princes comme Mickael Vendetta dont nous pleurerons la perte chaque jour. D'autres se retrouvent à la retraite, Stéphane Guillon, qui perd là son unique sujet humoristique, ou Gerald Dahan qui va devoir se reconvertir en plombier ou maçon. Frédérique Bel quant à elle a magnifiquement illustré l'autre côté de la force en perdant sa culotte de joie.
Où veux-je donc en venir avec cette note ? Eh bien je crois que le ras-le-bol a atteint son comble, et je vais moi-même m'exiler sur une île, libre de tout buzz, libre de tout réseau et image, en ermite, me nourrissant de noix de coco et d'oursins crus, où je compte bien devenir le nouveau Jacob, pour une existence triste et ennuyeuse, mais toujours plus enrichissante que celle-ci. Et si je vous y invite, pensez bien que cette fois-ci, il n'y aura aucun survivant, seulement des ventres percés par des palmiers.
05 mai 2012
Katel

Parfois avant de m’endormir, dans le noir, le regard fixé sur le néant du plafond, il m’arrive d’avoir des flashs de souvenirs. Je n’en comprends pas trop la cause, c’est peut-être dans ces instants de pure solitude, sans rien d’autre à faire que penser et ressasser, que mon esprit décide de bien faire peser le temps qui passe en me rappelant des phases de vie lointaines, qui paraissent si exagérément éloignées que je pourrais les penser tirées d’une autre vie.
Ce soir, sans aucune raison, j’ai repensé à ma période de colocation, la fin plus précisément. J’en avais déjà parlé. Pour resituer le truc, c’était donc au terme de deux années de vie commune avec mon meilleur pote, à la fac, des années où les limites avaient été bravées, où la déchéance avait atteint son paroxysme. C’était le moment où, dans une tour abritant près d’une centaine de locataires, le concierge de la résidence avait décidé de venir nous rendre visite tout spécialement, de bon matin, après avoir contacté nos parents vis-à-vis de notre conduite inacceptable. Mon ami lui avait pour ainsi dire conseillé de retourner dans sa cave à vin, agrémentant la chose de quelques politesses pour discréditer le pauvre homme, telles que « Allons, visiblement vous n’êtes pas à jeun… ». Bref, le temps était venu sur décision maternelle de nous séparer et d’entamer notre vie chacun de notre côté.
Il restait donc environ un mois avant l’été, et avant l’heure de déménager. Pas vraiment refroidis par ces évènements, nous profitions des derniers jours pour apprécier la vie en colocation, et le cadre confortable dans lequel nous vivions.
Durant notre temps de vie dans cette tour, nommée « Eurofac », nous n’avions pas vraiment sympathisé avec nos voisins, hormis peut-être un, relativement encombrant, répondant au doux nom de Zébulon. Le brave homme s’invitait chez nous au petit déjeuner, venant emplir l’appartement et nos visages de fumée d’herbe fraiche qu’il cultivait un peu plus loin chez lui, au même étage, pendant que nous mangions nos céréales. Il va sans dire que nous n’apprécions guère ces intrusions matinales, mais ça faisait toujours une connaissance hors du cadre de la fac.
Nous passions nos soirées généralement à trois, pas avec Zébulon, même s’il faisait régulièrement irruption à notre domicile, mais avec le chat, un vieil ami qui nous avait suivi à Bordeaux, et qui « vivait » avec nous la plupart du temps, entrant et repartant souvent sans nous adresser le moindre mot, gisant sur le canapé-lit du salon devant la télé des heures durant, d’où son sobriquet affectueux.
Les soirées se réchauffaient, et le chat installé confortablement sur sa couche, nous alternions entre télé, PC, guitare, et vagabondages sur le balcon, où nous fumions paisiblement nos cigarettes dans la pénombre.
C’est lors d’un de ces moments privilégiés sur le balcon, absorbé par la contemplation du parking de la grande résidence où nous vivions et des volutes de fumée que j’exhalais, que j’ai un beau soir entraperçu la voisine qui vivait à côté de chez nous, juste derrière le mur, elle aussi accoudée au balcon, à quelques mètres de moi.
Jusqu’à ce jour, nous n’avions pas la moindre idée de son existence. C’était peut-être la semi obscurité du moment ou l'alcool, mais sur le coup, je me souviens que je l’avais trouvée vraiment très jolie. Le fait de l’avoir vue, perdue dans ses pensées tout comme moi, observant tranquillement la nuit, ne me l’avait rendue qu’encore plus mystérieuse et attirante.
Bien entendu, sitôt ma cigarette terminée, je m’étais empressé d’aller avertir le chat et mon pote de la présence d’une telle créature à quelques mètres seulement de nous. Ces derniers s’étaient donc subtilement débrouillés pour l’entrevoir, et nous en avions conclus que non, il ne s’agissait pas uniquement de l’obscurité.
Comme vous vous en doutez, pas vraiment doués pour la drague ou pour le contact humain en général, nous vivions donc désormais avec la connaissance de ce fait terrible, qu’une jeune femme charmante vivait de l’autre côté du mur, apparemment seule, et qu’aucun de nous ne ferait le moindre effort pour faire sa connaissance.
Le temps passa. Et si d’occasion il nous arrivait d’essayer de provoquer le destin en jouant quelques chansons en son honneur en espérant la voir débarquer chez nous, attirée par si douce mélopée, rien n’arriva, et c’est ainsi que les choses devaient se terminer. Du moins presque, car quelques jours à peine avant le déménagement, rongé par le remord, me vint soudain l’idée folle de tenter quelque chose, de ne pas m’avouer vaincu par la vie et par notre couardise. Je décidais donc de mener une enquête, et par déduction, finissais par trouver au milieu de la centaine de résidants la boite aux lettres avec son nom.
Mais vous me connaissez, cet instant de bravoure présageant normalement l’action n’en avait pas vraiment été un, et la connaissance de son patronyme n’avait en fait rien apporté du tout, et n’avait certainement pas émoussé ma timidité et mes a priori. D’autant que je me voyais mal aller toquer à sa porte pour lui dire « Salut, on ne se connait pas, mais je m’en vais.». Les derniers jours, je m’interrogeais donc sur les éventuelles actions que je pourrais mener pour engager contact avec l'inconnue, sans vraiment savoir quoi faire.
Lâche comme aucun autre, mais me maudissant de laisser peut-être filer entre mes doigts une chance de rencontrer le potentiel amour de ma vie, je décidais finalement de faire quelque chose, au terme d’une soirée fortement alcoolisée, et après avoir laissé les hasards de la vie décider à ma place. J'avais réussi à jeter une boule de papier trois fois de suite dans la poubelle, il s'agissait sans aucun doute d'un signe divin. J’adoptais donc la seule possibilité me semblant faire sens : j’écrivais une lettre mystique à déposer dans sa boite aux lettres avant mon départ. Dans celle-ci, très brève, je lui expliquais mon déménagement et le fait que nous étions voisins, et lui exprimais le mystère qu’elle avait provoquée dans mon esprit les quelques fois où je l’avais entraperçue. Je lui laissais également mon e-mail, au cas où elle aurait souhaité répondre, sait-on jamais.
Et c’est ainsi que je quittais Eurofac, avec la sensation d’un travail bien fait.
Je ne donnais pas cher à la suite de cette histoire, et imaginais déjà son rire à la lecture d’une missive si pathétique et désespérée. Je sais que moi j’aurais ri. Je décidais donc d’oublier cette affaire, au moins satisfait d’avoir fait un geste en sa direction, fier de ce courage incroyable qui me caractérise.
Mais, rebondissement inattendu, quelques jours plus tard, je vis une réponse arriver sur ma boite e-mail. Plusieurs états me parcoururent avant l’ouverture de son message. La honte, tout d’abord, de toute cette manœuvre ridicule ; puis l’inquiétude. Allais-je me faire gentiment remballer, insulter ? Allais-je trouver un « LOL » bien senti pour tout texte ? Mon égo serait-il brisé ? Je ne la connaissais absolument pas et c’était tout à fait possible. C’est le cœur battant que j’ouvris son e-mail, et avec surprise et soulagement que je découvris que non. La très charmante jeune femme était apparemment très compréhensive et sympathique, et sa réponse me ragaillardit quelque peu. Elle y indiquait qu’elle trouvait elle-même mon message intriguant (c’était un peu le but, certes), qu’elle voyait qui j’étais et qu’elle était tout à fait disposée à ce que nous fassions connaissance si je le souhaitais. Yay-oh. Mais elle y indiquait également qu’il était dommage que ça arrive à ce moment-là, car elle déménageait elle aussi, et partait en Espagne plusieurs mois. Elle me donnait son numéro de téléphone et son prénom, Katel, et m’invitait à la contacter quand j’en sentirais l’envie (le courage).
Au terme de plusieurs heures d’effroi à l’idée d’aborder une parfaite inconnue en devant lui expliquer le pourquoi du comment j’avais fait ça, je finissais par l’appeler. Et étrangement, tout se passa bien. Décidément très sympathique, nous discutâmes, et après m’être assuré qu’elle savait bien lequel des deux j’étais afin d’éviter toute méprise (ou des trois… même si compte tenu de sa réponse courtoise je me doutais qu’elle ne m’imaginait pas être le chat, charmant personnage appréciant observer les voisins à l’aide de jumelles), nous fîmes donc connaissance, Katel et moi. Elle me surprit, en me dévoilant qu’elle aimait s’endormir au doux son des guitares et de la musique de l’autre côté du mur, alors que je pensais qu’elle aurait été horrifiée par les cris d’animaux et autres rires abrutis qu’elle aurait normalement dû entendre.
La conversation ayant porté ses fruits en matière de cordialité et d'absence d'humiliation, nous restâmes donc en contact, par e-mail vu son départ précipité pour l’Espagne. C’est ainsi que les mois passèrent, et nous eûmes le temps de partager beaucoup de choses par ce biais, comme deux jeunes de l'an 2000. Nous nous découvrîmes l’un l’autre, et nos goûts communs et sa personnalité ne faisaient que renforcer ma conviction qu’il se passait quelque chose…
Car voilà comment j’ai rencontré la femme de ma vie et désormais épouse, Katel.
C’est ce que j’aurais pu dire dans un univers parallèle. En fait après quelques mois Katel est rentrée en France, elle m’a invité à aller voir un concert avec elle et ses amis mais je n’ai pas pu, et ensuite elle est retournée vivre définitivement en Espagne et nous avons perdu contact à tout jamais.
28 avril 2012
53 ème note
Conformément à la décision de justice du 19 avril 2012, je publie sur mon blog une copie de la lettre déjà envoyée aux personnes concernées par ma note "Home Sweet Home".
- Madame, Monsieur,
- Je vous contacte concernant l’article intitulé « Home Sweet Home » qui a été publié sur mon blog, et dont je suis l’auteur et responsable. Je souhaite vous communiquer mes plus profonds regrets concernant l’utilisation de photographies vous représentant, ainsi que les commentaires que je me suis permis d’ajouter.
- Je tiens à vous assurer de la sincérité de cette action, en effet, comme j’espère avoir réussi à l’expliquer à Mr. Rouart qui était présent lors de mon audition, il n’a jamais été question pour moi de blesser qui que ce soit, ou de vous provoquer avec mon texte, que j’ai écrit en pensant faire preuve de second degré, et dont je ne me suis pas rendu compte de la portée ou de l’ampleur vis-à-vis des personnes concernées. Je suis donc profondément navré des conséquences que mes mots ont pu avoir à votre égard. Il n’a jamais été dans mon intention de vous attaquer personnellement et physiquement comme cela a été perçu, et je vous prie de croire qu’il s’agissait d’une tentative d’humour maladroite vis-à-vis de cette photographie, choisie au hasard dans un journal, et non de moqueries à votre égard, visant à vous rabaisser ou à vous insulter de façon ciblée.
- J’aurais souhaité vous présenter spontanément mes excuses sans que cela me soit demandé par la justice, mais ne possédais aucun moyen de contact pour vous le signifier. Par ailleurs, je souhaite également vous présenter mes plus sincères regrets concernant mes propos ayant suivi cet article, même s’ils ne sont pas inscrits dans le dossier de justice. En effet, je n’ai eu connaissance de la raison de la plainte à mon égard qu’il n’y a peu de temps, le 27 décembre 2011, lors de ma déposition au commissariat de police de Bordeaux. J’ignorais jusqu’à cet instant la nature des faits qui m’étaient reprochés et pensais qu’il s’agissait d’une censure sur l’ensemble de mes textes. Je vous prie donc une fois de plus de croire qu’il n’était pas dans mon intention d’enfoncer la situation, j’imagine déjà suffisamment désagréable pour vous.
- Enfin, je souhaite m’adresser tout particulièrement aux instituteurs ainsi qu’à l’enfant dont je me suis permis de publier des photographies isolées. Une fois de plus, je vous prie de croire en l’assurance de mon honnêteté, sur le fait que je n’ai jamais voulu que mon texte soit perçu comme des moqueries de nature physique à votre égard, et ce malgré la relative violence des termes employés et leur nature injurieuse. Ce n’était nullement mon intention, et j’espère que vous pourrez pardonner la maladresse de mes mots, et accepter mes excuses.
- Je tiens par ailleurs à remercier Mr. Rouart d’avoir été présent lors de mon audition, sur son temps et alors qu’il n’y était pas obligé, et j’espère avoir réussi à lui communiquer de vive voix mes plus profonds regrets concernant cette affaire.
- Je reste à votre disposition, si vous le souhaitez, pour toute question ou explication supplémentaire.
- Très cordialement,
- Julien Ducos
Afin d'éviter toute dérive, les commentaires seront temporairement fermés. Néanmoins, comme précisé en fin de lettre, je reste disponible pour toute sollicitation. Vous trouverez un formulaire à cet effet, accessible au sommet de la colonne latérale droite, sous la mention "Contacter l'auteur".
31 décembre 2011
Titre

Toute l'équipe de "Edwood, le blog" et moi-même nous joignons en une seule et unique entité afin de vous souhaiter d'excellentes fêtes de fin d'année. Nous espérons de tout coeur que vous y trouverez amour, présents, bonheur, réconfort, secret de l'âme humaine.
Et puisque j'ai un rôle pédagogique auprès des plus jeunes, je me sens obligé de vous dévoiler certaines choses qui vous feront grandir : Le père Noël n'existe pas. Et Jésus n'existe pas. Adressez-vous à vos parents pour de plus amples informations.
A très bientôt pour de nouvelles aventures sur "Edwood, le blog", en cette future année 2012 pleine de bonnes résolutions et de nouvelles notes. Sigh.
Edwood et son équipe
19 septembre 2011
Pot Pourri

Quoi de neuf en ce moment sur Edwood-le-blog-le-film@pentagone.org ?
Eh bien pas grand chose mes amis. Enfin si, nous venons tout juste de fêter la 50ème note. Vous ne l'avez peut-être pas remarqué mais nous l'avons bel et bien fêtée. Et par "nous", j'entends surtout "je". Je vous en fais part après coup car je suis comme cela, comme pour mon anniversaire, j'en parle après, afin que les gens ayant oublié se sentent coupables et essaient de me prouver leur amour de façon déraisonnée. Vous pouvez m'offrir un iPhone.
Donc voilà, à part ça, rien de neuf, et nous en arrivons au stade où je n'ai quasiment plus de sujet d'avance sous la main. J'ai bien quelques notes qui croupissent dans des fichiers textes, des notes qui je l'espère vont se bonifier avec le temps comme du vin, même si je sais pertinemment que non. Elles seraient plutôt du genre à rester l'égal d'un cubi de Félissou pour l'éternité. Oui, Félissou, ce "vin de table" qui coûte moins d'un euro et qui se coupe à l'eau pour bien en apprécier la saveur.
Bouteille de Félissou posant au milieu d'autres bouteilles.
Dans ce genre de situation, en manque de sujet, en manque d'inspiration, nous autres blogueurs pro nous retrouvons face à deux possibilités : La première, ne rien poster jusqu'à ce que l'inspiration vienne, chose que j'ai déjà expérimenté sans trop de succès ces deux dernières années ; La seconde, récolter les moindres informations qui ont le malheur de rencontrer nos yeux fatigués, et en faire un patchwork, une sorte de pot pourri de sujets divers et variés, en espérant que l'un d'eux arrive à toucher l'auditoire.
Sujet 1
Je vous confiais dans la note précédente que j'avais été approché par eDarling en vue d'un coopération commerciale. Vous avez probablement cru à une plaisanterie malicieuse de ma part comme j'en fais souvent, ou peut-être au délire d'un homme vieillissant rendu fou par l'alcool et les drogues, mais il n'en est rien. La vérité, c'est que j'ai réellement été approché par eDarling. En effet, voici le mail que j'ai reçu il y a peu de temps :
Sujet : Collaboration eDarling
Bonjour,
Je trouve votre site très intéressant,
Je travaille pour le site internet eDarling.fr et nous traitons parfois de sujets similaires.
J’ai constaté que vous aviez des partenaires qui vous soutiennent pour votre site, quelles seraient les conditions pour en faire partie ?
Nous pourrions peut-être envisager une collaboration ? En vous aidant à faire connaître votre site par exemple ?
Qu’en pensez-vous ?
Cordialement,
Marine
eDarling.fr
Cette prise de contact a soulevée chez moi plusieurs interrogations. Premièrement, quels sont donc les "partenaires" qu'a cru voir sur mon blog Marine de eDarling ? S'agirait-il de Zombocom, un site qui figure dans mes liens ? Ont-ils accès grâce à leurs mystérieux pouvoirs à des informations que je connais pas ? Serais-je sans le savoir associé à des marques ou des sponsors ? Toujours est-il que si un jour en buvant un soda ou en mangeant un steak vous voyez sur l'emballage une pub pour "Edwood, le blog qui met du beurre dans tes épinards", je vous serais très reconnaissant de m'en tenir au courant.
Ensuite, les "sujets similaires". Je suis tout à fait conscient que la note sur la Femme Scorpion a considérablement dégradée la nature des requêtes qui amènent à mon blog, étant donné que depuis que je l'ai postée j'ai tous les jours des résultats comportant au moins les mots "Seins", "Bite", "Nichons", ou "Viol". Par exemple rien qu'aujourd'hui, j'ai pu découvrir les mots-clés suivants : "GROSSE PUTE AUX GROS NICHONS", "gro sein au soleille", "femme gros seins violentée", ou encore "femme gros sein et chate plein de poil !!" (points d'exclamation d'origine). Et ce n'est là qu'un échantillon non exhaustif. Or, ces visites représentent 90% des accès au blog, et je ne vais pas cracher dans la soupe, c'est grâce à elles que je peux vivre de cette activité à temps plein qu'est le blogging. Mais cela m'amène tout de même à me questionner sur le sens que je dois désormais donner à mon blog. Dois-je en revoir complètement le concept et ne poster que des nouvelles érotiques, des photos de seins et des vidéos porno ? Suis-je censé en faire un blog-rencontre avec un système de commentaires webcam pour répondre à la demande sans cesse croissante de mes visiteurs ?
Mais surtout, surtout, dois-je accepter la collaboration avec eDarling ? Dois-je même m'INSCRIRE sur eDarling et peut-être rencontrer la femme de ma vie, une Simone, 65 ans du Gers qui aimerait la chasse et le tricot ?
Le débat est ouvert.
Sujet 2
Cela fait quelques temps que je voulais vous en parler, sans que ce soit assez touffu pour en faire une vraie note, alors je profite du patchwork pour le placer. J'ai découvert quelque chose de génial : Le Speed hating. Vous connaissez probablement le Speed dating, qui consiste à participer à des rencontres en compagnie de nombreux autres participants et participantes, le concept reposant sur la micro rencontre, avec 5 minutes pour découvrir chaque personne, et essayer de vous faire aimer d'elle dans ce court laps de temps.
Eh bien le Speed hating, c'est l'inverse. Vous avez 5 minutes pour vous faire haïr par la personne en face. Inutile de dire que ce concept m'a semblé d'emblée bien plus intéressant que l'original, et a éveillé en moi des envies de conflit et de haine que je pensais disparues depuis mon adolescence. Se montrer détestable et désagréable, après tout, c'est une vraie stratégie, un vrai don de soi. Analyser l'inconnu qui se trouve en face de nous, et essayer d'imaginer tout ce qui peut le répugner le plus chez un être humain, afin de lui en faire don. Existe-t'il un partage plus complet que celui-là ?
D'ailleurs détail amusant, le premier lien google vers le Speed hating amène sur eDarling, décidément prêt à s'engoufrer dans toutes les brèches de l'humanité.
Je vous invite donc cordialement, dans la bonne humeur et la franche camaraderie, à participer à un Speed hating avec moi. Soyez assurés que je serai le partenaire idéal, et que je vous ferai passer un mauvais moment comme rarement vous en aurez connu dans votre vie.
Le débat est ouvert.
Sujet 3
Je me suis remis à fumer. Certaines personnes le font sous la contrainte d'une violente dépression, ou simplement par erreur lors d'une soirée d'excès. Dans mon cas il s'agissait d'un acte totalement délibéré. Eh oui, je suis comme ça, surfant à contresens de la vague sociale, à l'heure où le prix de ces petites baguettes de bonheur ne cesse d'augmenter et où il devient presque interdit de fumer chez soi, par peur d'intoxiquer ses voisins au cas ou la fumée parviendrait à passer sous les plinthes.
Alors pourquoi cette décision, pourquoi avoir eu l'envie d'avoir envie de reprendre, alors que j'avais arrêté depuis près de deux ans ? La réponse est toute simple chers lecteurs : PARCE QUE C'EST BON. Tout simplement. J'ai pesé le pour et le contre, et en suis rapidement arrivé à la conclusion que fumer, c'est bon.
Vous mêmes, fumeurs ou anciens fumeurs, vous le savez. Vous connaissez l'incroyable félicité que l'on ressent en inhalant la délicieuse première bouffée de tabac après un repas. Quelle merveilleuse sensation de bien être et de complétion, quand la flamme du briquet vient faire rougeoyer la blonde qu'on tient fébrilement entre ses doigts, tout en l'embrassant du bout des lèvres. C'est presque sexuel. Quel plaisir que d'être confortablement installé dans son canapé en regardant un film, et qu'alors qu'on a la sensation qu'il manque quelque chose pour que l'instant soit parfait, on se souvient qu'on est fumeur, et qu'on peut donc légitimement s'allumer une cigarette, et transformer ce moment qui jusque là était simplement agréable, en instant de pure extase.
Car fumer après tout, c'est ça. C'est reconnaître sa faiblesse d'être humain, et accepter d'en jouer le jeu en créant volontairement le manque, un manque qu'il sera possible de combler à volonté, à chaque instant où on le sentira nécessaire. Quelle merveilleuse thérapie. Quel soulagement face au stress, à la tension de la vie, à l'absence d'accomplissement personnel.
Bien entendu, je ne vais pas vous mentir, reprendre c'est difficile. La culpabilité avant d'allumer sa première, cette pression sociale que l'on ressent et qui nous fait un peu hésiter. On se dit merde, est-ce que j'ai vraiment raison de me remettre là dedans ? Est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Ne suis-je pas en train de faire une erreur ? Puis vient le moment où on se lance après tout ce temps. Moment de malaise. On s'en veut presque un peu. La première cigarette n'est pas bonne, elle n'a pas vraiment de goût, elle rend un peu malade. On se dit presque que c'était un coup dans l'eau, qu'on ne va pas reprendre finalement. Mais j'avais anticipé tout cela, je m'étais préparé, car j'avais déjà repris dans ma vie, et je savais. Je savais qu'il n'y avait qu'à attendre le lendemain pour que la suivante soit meilleure et appréciable. Et quelques jours seulement pour que fumer redevienne un plaisir absolu, une compagne de tous les instants.
Et ce soir, alors qu'à deux heures du matin je peux m'accouder au balcon et savourer une délicieuse et légère brise de nuit d'été en regardant les volutes de fumée planer délicatement devant moi, je me dis que j'ai eu mille fois raison.
En complément d'information, je vous invite à lire le livre de William WHITBY, "VIVE LE TABAC". Un livre où l'on découvre que "l'usage du tabac n'est pas mauvais pour notre santé", et qu'il protège souvent du cancer et de l'infarctus. (Paris, MA Editions, 1983).
Et laissez moi vous dire qu'en 1983 on savait de quoi on parlait. William WHITBY le premier. Un sympathique bonhomme que ce WHITBY. Je ne me lasse pas d'écrire son nom. WHITBY.
De toute façon si la cigarette avait déjà fait le moindre mal à quelqu'un, je crois que ça se saurait.
Le débat est ouvert.
