Edwood

Le blog temporaire qui remplace le nouveau blog disparu

24 juin 2019

Le prédateur

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Chers lecteurs, comme vous le savez je n'aime en général pas trop parler de moi. C'est pourquoi les innombrables anecdotes honteuses dont je vous abreuve gratuitement depuis des siècles provenaient de la vie de ce cher Jean-Jacques et non de la mienne. Jean-Jacques étant le nom que je donne à la zone de mon cerveau chargée de stocker et refouler les traumas et autres humiliations ayant abondé le cours de mon existence.
J'imagine que c'est aussi lui qui me pousse parfois à hurler "TA CHATTE ! TA CHATTE !" aux innocents badauds croisés dans la rue.
Toujours est-il qu'aujourd'hui, l'évènement étant récent et pas encore totalement digéré par Jean-Jacques, c'est bien une de mes histoires que je vais vous livrer.

C’était il y a quelques mois.

Pour vous resituer le contexte salement, nous avions été invités à une surprise party pour l'anniversaire du copain d'une amie.

A cette occasion, je fis connaissance avec ses trois filles. Des petites blondinettes "pleines de vie", et j’entends par là un peu agitées comme la plupart des enfants, mais très mignonnes. Vu que je réparais gracieusement les ballons qu’elles faisaient éclater un peu partout dans l’appartement ou les leur renvoyais sans jamais faillir, elles semblèrent vite comprendre que j’étais le partenaire idéal pour une soirée réussie, vu qu’à partir de là elles n’eurent de cesse de venir s’asseoir tour à tour à côté de moi, se battant pour avoir la place de choix et me présenter tous les livres ou jouets dont elles avaient fait acquisition depuis leur naissance.

L'apéritif arriva et les calma un peu, me permettant de me délester des kilos d'objets tranchants ou bruyants qui jonchaient mon corps et obstruaient ma trachée. J'en profitais par la même occasion pour retrouver mon souffle en avalant quelques goulées d'air bienfaisant.

Plus tard, j'étais tranquillement seul sur le balcon à me questionner sur la possible existence d’une race d’hommes-langoustes qui vivraient dans les égouts quand les adorables bambines débarquèrent et vinrent s'installer autour de moi. Elles avaient en main un tableau magique et me dirent qu'elles voulaient me dessiner. J'ai toujours plu aux enfants, je ne sais pas vraiment pourquoi, toujours est-il que je jouais le jeu et prenais la pose afin qu'elles puissent accomplir le plus beau gribouillage me représentant.

Elles étaient donc trois, et la guerre faisait rage sur qui aurait le droit d’immortaliser le chef-d’œuvre ambulant, mais dans ma grande mansuétude et pour calmer leurs pleurs je leur proposais de le faire à tour de rôle et de décider quel était le cliché le plus satisfaisant. Autant vous l'avouer, ce n'est pas la plus brillante idée que j'ai eu de ma vie, mais elle eut au moins le mérite de calmer la crise quelques instants.

La première qui semblait être la forte tête du trio s'empara du tableau, s'assit, et se mit à me dessiner avec attention, me hurlant régulièrement de ne pas regarder alors que j'étais pourtant absorbé par la contemplation du parking en contrebas.

Son œuvre enfin terminée, elle m'invita à admirer le résultat, et alors que je m'attendais à y voir un bel homme dans la fleur de l'âge au sourire charmeur et à la pose virile, j'y découvris ce qui ressemblait plus ou moins à un excrément avec des oreilles, mais qui aurait tout aussi bien pu être un éléphant, un bonobo ou une roue de brouette. Un peu déçu, je la complimentais et lui disais bravo comme on le fait en général avec les enfants qui vous dessinent avec une tête de caca fumant et des traits pour l’odeur.

Malgré moult cris et protestations de ses sœurs elle s'y essaya à nouveau, et cette fois-ci j'obtins ce que je crus être la représentation d'une maison avec un arbre. Je devais cependant me méprendre car on m’informa qu’il s’agissait bien de moi, le reste de la fratrie hochant la tête avec respect face à tel niveau de réalisme graphique.

La seconde fillette parvint à arracher le tableau des griffes crochues de la première et à prendre le relais, et une fois de plus je dus me figer sous leurs hurlements et même fermer les yeux pour laisser à l'artiste le soin de capturer chaque précieux détail sans gâcher l'effet de surprise, que je présumais effectivement grande après ces deux premiers essais.
Quand elle eut enfin fini, car ça faisait déjà 10 bonnes minutes que je me pliais à leurs exigences et que je commençais à trouver le temps long et à être absent du salon, je pris connaissance de son dessin. C'était pour le coup plus réaliste, du moins il y avait une tête, un tronc, des bras, quelques jambes, un nez crochu.

C'est alors que j'examinais en détail ce qui était probablement le plus réussi des trois tableaux, ou en tout cas celui qui représentait autre chose qu'une vision du mal absolu descendu sur Terre que je remarquais une légère excroissance picturale au niveau du bas ventre... Le corps était vide, il y avait juste ce truc en bas.
Là, mes amis, un frisson d'angoisse me parcourut. De quoi s'agissait-il ? Qu'était donc cette chose qui n'avait rien à faire sur un dessin d'enfant innocent ? J'avais peur de le savoir.

Je finis par poser la question.

« C'est censé être quoi ce truc ? »
« C'est ton nombril ! Hihi ! »

Je fus rassuré un court instant, mais bien vite une autre crainte fit irruption dans mon cerveau. Mon nombril ? Pourquoi s'imaginait-elle mon nombril ? J'étais pourtant pour une fois habillé décemment et portais même un t-shirt (je vérifiais au cas où). Que se passerait-il quand je reviendrais au salon après 15 minutes seul avec les enfants et qu'elles raconteraient avoir dessiné mon nombril ? Les possibilités étaient nombreuses, très peu me plaisaient.

Désireux de désamorcer la situation aussi vite que possible je lui demandais pourquoi diable elle avait dessiné ça, riant à moitié, avant d’ajouter « Pourquoi tu n'as pas dessiné mes vêtements ? », ce à quoi elle répondit « Parce que t'as un nombril ! ». Les deux autres se mirent à crier « Moi aussi je veux dessiner son nombril ! ».

La grenade était dégoupillée, l'explosion imminente.

La troisième sœur prit le tableau pour l'ultime dessin, et la jeune amatrice de nombril resta debout à côté de moi pour vérifier que je fermais bien les yeux.

L’artiste travaillait avec concentration à sa tache sous les encouragements de sa collègue assise à côté qui supervisait le tout en s'esclaffant « surtout n'oublie pas le nombril ! ».
J'essayais de rester de marbre tout en commençant à avoir un sérieux doute sur la tournure des évènements et me permettais d'insister : « Non mais c'est pas la peine le nombril, vraiment ».

Quand tout à coup la fillette à côté de moi attrapa mon t-shirt d'un coup sec, le releva et s'exclama « Regardez son nombril ! » en me tapotant le ventre.

Glacé, j'eus un mouvement de recul et ouvris les yeux. Les petites étaient hilares.

Le nombril n’était plus un dessin. Il n'était plus le fruit d'une imagination trop fertile. Elles l’avaient vraiment vu.

Je m’éloignais en replaçant mon t-shirt maladroitement, et l’informais que la décence et la loi ancestrale des hommes interdisaient formellement ce genre de comportement. Dans mon esprit j’imaginais déjà les enfants gambadant vers leur père pour lui raconter « On a vu le nombril de Julien tout à l’heure ! », « Moi je l'ai touché ! » et moi à côté, prostré, tendant mes bras pour les menottes, ne pouvant que répondre « Hum. Oui. ».

La situation était critique, il fallait que je sauve ma peau.

Je me précipitais au salon et choisissais de résumer l’histoire avant elles pour ne pas laisser place au malaise, pensant pouvoir tourner ça en anecdote cocasse.

Il y eut quelques rires gênés. Les avais-je vraiment convaincus ? Je n'en sais rien. Tout ce que je sais c’est que je ne fus plus jamais invité, et qu’un mandat d'arrêt court désormais contre moi.

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21 juin 2019

Sorry, we're OPEN

zombie



Il est tard. C'est la nuit. C'est la fête de la musique. J'ai envie de me tirer une balle dans la tête.

C'est par ces quelques mots emplis d'une joie sans précédent et qui sauront j'en suis sûr vous faire vous sentir mieux dans votre peau que je souhaitais vous accueillir et rouvrir mon blog.

Eh oui, vous avez bien lu. Ou plutôt tu as bien lu, lecteur unique qui tourne en rond ici depuis des mois comme s'il s'était perdu et qui n'est en fait probablement qu'un robot Google écumeur des sites. Un Roomba d'internet ramassant miettes et vieux cheveux sur le sol.

La dernière note date de 2012. Bon entretemps il y a eu un autre blog qui a désormais disparu et dont il faudra que je reposte les notes qui en valaient la peine (aucune). Mais de toute façon peu importe, c'est ici qu'on est bien pas vrai ? Un peu comme le vieux préservatif usagé qu'on prend plaisir à remettre la fois suivante, et tant pis si ça colle un peu.

Tant pis aussi si les blogs c'est passé de mode à peu près en même temps que la Macarena. Tant pis si je ne sais plus écrire comme en témoigne cette tentative désespérée : oaekekee....aaaaa.  Tant pis si tout mon lectorat est mort de vieillesse.

Le principal c'est que le blog existe toujours. Et que les voisins du dessus finissent leur soirée un jour, éventualité dont je commence à sérieusement douter.

Posté par Dadark à 03:33 - Je t'aime EDWOOD [1] - Permalien [#]

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05 mai 2012

Katel



Parfois avant de m’endormir, dans le noir, le regard fixé sur le néant du plafond, il m’arrive d’avoir des flashs de souvenirs. Je n’en comprends pas trop la cause. C’est peut-être dans ces instants de pure solitude, sans rien d’autre à faire que penser et ressasser, que mon esprit décide de bien faire peser le temps qui passe en me rappelant des phases lointaines, qui paraissent si exagérément éloignées que je pourrais les penser tirées d’une autre vie.

Ce soir sans aucune raison j’ai repensé à ma période de colocation, la fin plus précisément. J’en avais déjà parlé. Pour resituer le truc, c’était donc au terme de deux années de vie commune avec mon meilleur pote, à la fac. Des années où les limites avaient été bravées, où la déchéance avait atteint son paroxysme. C’était le moment où, dans une tour abritant près d’une centaine de locataires, le concierge de la résidence avait décidé de venir nous rendre visite tout spécialement à nous, de bon matin, après avoir contacté nos parents vis-à-vis de notre conduite inacceptable. Mon ami lui avait pour ainsi dire conseillé de retourner dans sa cave à vin, agrémentant la chose de quelques politesses pour discréditer le pauvre homme, telles que « Allons, visiblement vous n’êtes pas à jeun… ». Bref, le temps était venu sur décision maternelle de nous séparer et d’entamer notre vie chacun de notre côté.

Il restait donc environ un mois avant l’été et avant l’heure de déménager. Pas vraiment refroidis par ces évènements, nous profitions des derniers jours pour apprécier la vie en colocation et le cadre confortable dans lequel nous vivions.
Durant notre temps de vie dans cette tour nommée « Eurofac » nous n’avions pas vraiment sympathisé avec nos voisins, hormis peut-être un, relativement encombrant, répondant au doux nom de Zébulon. Le brave homme s’invitait chez nous au petit déjeuner, venant emplir l’appartement et nos visages de fumée d’herbe fraiche qu’il cultivait un peu plus loin chez lui au même étage, pendant que nous mangions nos céréales. Il va sans dire que nous n’apprécions guère ces intrusions matinales, mais ça faisait toujours une connaissance hors du cadre de la fac.

Nous passions nos soirées généralement à trois, pas avec Zébulon même s’il faisait régulièrement irruption à notre domicile, mais avec le chat, un vieil ami qui nous avait suivi à Bordeaux et qui « vivait » avec nous la plupart du temps, entrant et repartant souvent sans nous adresser le moindre mot, gisant sur le canapé-lit du salon devant la télé des heures durant, d’où son sobriquet affectueux.

Les soirées se réchauffaient, et le chat installé confortablement sur sa couche, nous alternions entre télé, PC, guitare, et vagabondages sur le balcon, où nous fumions paisiblement nos cigarettes dans la pénombre.
C’est lors d’un de ces moments privilégiés sur le balcon, absorbé par la contemplation du parking de la grande résidence où nous vivions et des volutes de fumée que j’exhalais, que j’ai un beau soir entraperçu la voisine qui vivait à côté de chez nous, juste derrière le mur, elle aussi accoudée au balcon à quelques mètres de moi.

Jusqu’à ce jour nous n’avions pas la moindre idée de son existence. C’était peut-être la semi obscurité du moment ou l'alcool et les drogues, mais sur le coup, je me souviens que je l’avais trouvée vraiment très jolie. Le fait de l’avoir vue, perdue dans ses pensées tout comme moi, observant tranquillement la nuit, ne me l’avait rendue qu’encore plus mystérieuse et attirante.

Bien entendu, sitôt ma cigarette terminée, je m’étais empressé d’aller avertir le chat et mon pote de la présence d’une telle créature à quelques mètres seulement de nous. Ces derniers s’étaient donc subtilement débrouillés pour l’entrevoir, et nous en avions conclus que non, il ne s’agissait pas uniquement de l’obscurité.

Comme vous vous en doutez, pas vraiment doués pour la drague ou pour le contact humain en général, nous vivions donc désormais avec la connaissance de ce fait terrible qu’une jeune femme charmante vivait de l’autre côté du mur, apparemment seule, et qu’aucun de nous ne ferait le moindre effort pour faire sa connaissance.

Le temps passa. Et si d’occasion il nous arrivait d’essayer de provoquer le destin en jouant quelques chansons en son honneur en espérant la voir débarquer chez nous, attirée par si douce mélopée, rien n’arriva, et c’est ainsi que les choses devaient se terminer. Du moins presque, car quelques jours à peine avant le déménagement, rongé par le remord, me vint soudain l’idée folle de tenter quelque chose, de ne pas m’avouer vaincu par la vie et par notre couardise. Je décidais donc de mener une enquête, et par déduction finissais par trouver au milieu de la centaine de résidants la boite aux lettres avec son nom.
Mais vous me connaissez, cet instant de bravoure présageant normalement l’action n’en avait pas vraiment été un, et la connaissance de son patronyme n’avait en fait rien apporté du tout, et n’avait certainement pas émoussé ma timidité et mes a priori. D’autant que je me voyais mal aller toquer à sa porte pour lui dire « Salut, on ne se connait pas, mais je m’en vais.». Les derniers jours, je m’interrogeais donc sur les éventuelles actions que je pourrais mener pour engager contact avec l'inconnue, sans vraiment savoir quoi faire.

Lâche comme aucun autre, mais me maudissant de laisser peut-être filer entre mes doigts une chance de rencontrer le potentiel amour de ma vie, je décidais finalement de faire quelque chose, au terme d’une soirée fortement alcoolisée, et après avoir laissé les hasards de la vie décider à ma place. J'avais réussi à jeter une boule de papier trois fois de suite dans la poubelle, il s'agissait sans aucun doute d'un signe divin. J’adoptais donc la seule possibilité me semblant faire sens : j’écrivais une lettre mystique à déposer dans sa boite aux lettres avant mon départ. Dans celle-ci, très brève, je lui expliquais mon déménagement et le fait que nous étions voisins,  et lui exprimais le mystère qu’elle avait provoquée dans mon esprit les quelques fois où je l’avais entraperçue. Je lui laissais également mon e-mail, au cas où elle aurait souhaité répondre, sait-on jamais.

Et c’est ainsi que je quittais Eurofac, avec la sensation d’un travail bien fait.

Je ne donnais pas cher à la suite de cette histoire, et imaginais déjà son rire à la lecture d’une missive si pathétique. Je sais que moi j’aurais ri. Je décidais donc d’oublier cette affaire, au moins satisfait d’avoir fait un geste en sa direction, fier de ce courage incroyable qui me caractérise.

Mais, rebondissement inattendu, quelques jours plus tard je vis une réponse arriver dans ma boite e-mail. Plusieurs états me parcoururent avant l’ouverture de son message. La honte, tout d’abord, de toute cette manœuvre ridicule ; puis l’inquiétude. Allais-je me faire gentiment remballer, insulter ? Allais-je trouver un « LOL » bien senti pour tout texte ? Mon égo serait-il brisé ? Je ne la connaissais absolument pas et c’était tout à fait possible. C’est le cœur battant que j’ouvris son e-mail, et avec surprise et soulagement que je découvris que non. La très charmante jeune femme était apparemment très compréhensive et sympathique, et sa réponse me ragaillardit quelque peu. Elle y indiquait qu’elle trouvait elle-même mon message intriguant (c’était un peu le but, certes), qu’elle voyait qui j’étais et qu’elle était tout à fait disposée à ce que nous fassions connaissance si je le souhaitais. Yay-oh. Mais elle y indiquait également qu’il était dommage que ça arrive à ce moment-là car elle déménageait elle aussi, et partait en Espagne plusieurs mois. Elle me donnait son numéro de téléphone et son prénom, Katel, et m’invitait à la contacter quand j’en sentirais l’envie (le courage).

Au terme de plusieurs heures d’effroi à l’idée d’aborder une parfaite inconnue en devant lui expliquer le pourquoi du comment j’avais fait ça, je finissais par l’appeler. Et étrangement, tout se passa bien. Décidément très sympathique, nous discutâmes, et après m’être assuré qu’elle savait bien lequel des deux j’étais afin d’éviter toute méprise (ou des trois… même si compte tenu de sa réponse courtoise je me doutais qu’elle ne m’imaginait pas être le chat, charmant personnage appréciant observer les voisins d'en face avec ses jumelles), nous fîmes donc connaissance, Katel et moi. Elle me surprit, en me dévoilant qu’elle aimait s’endormir au doux son des guitares et de la musique de l’autre côté du mur, alors que je pensais qu’elle aurait été horrifiée par les cris d’animaux et autres rires abrutis qu’elle aurait normalement dû entendre.

La conversation ayant porté ses fruits en matière de cordialité et d'absence d'humiliation, nous restâmes donc en contact, par e-mail vu son départ précipité pour l’Espagne. C’est ainsi que les mois passèrent, et nous eûmes le temps de partager beaucoup de choses par ce biais, comme deux jeunes de l'an 2000. Nous nous découvrîmes l’un l’autre, et nos goûts communs et sa personnalité ne faisaient que renforcer ma conviction qu’il se passait quelque chose

Car voilà comment j’ai rencontré la femme de ma vie et désormais épouse, Katel.

C’est ce que j’aurais pu dire dans un univers parallèle. En fait après quelques mois Katel est rentrée en France, elle m’a invité à aller voir un concert avec elle et ses amis mais je n’ai pas pu, et ensuite elle est retournée vivre définitivement en Espagne et nous avons perdu contact à tout jamais.

Posté par Dadark à 03:37 - Sélection du chef - Je t'aime EDWOOD [5] - Permalien [#]

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31 décembre 2011

Titre

2012


Toute l'équipe de "Edwood, le blog" et moi-même nous joignons en une seule et unique entité afin de vous souhaiter d'excellentes fêtes de fin d'année. Nous espérons de tout coeur que vous y trouverez amour, présents, bonheur, réconfort, secret de l'âme humaine.

Et puisque j'ai un rôle pédagogique auprès des plus jeunes, je me sens obligé de vous dévoiler certaines choses qui vous feront grandir : Le père Noël n'existe pas. Et Jésus n'existe pas. Adressez-vous à vos parents pour de plus amples informations.

A très bientôt pour de nouvelles aventures sur "Edwood, le blog", en cette future année 2012 pleine de bonnes résolutions et de nouvelles notes. Sigh.


Edwood et son équipe

Posté par Dadark à 15:45 - Je t'aime EDWOOD [8] - Permalien [#]

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19 septembre 2011

Pot Pourri

pageblanche



Quoi de neuf en ce moment sur Edwood-le-blog-le-film@pentagone.org ?

Eh bien pas grand chose mes amis. Enfin si, nous venons tout juste de fêter la 50ème note. Vous ne l'avez peut-être pas remarqué mais nous l'avons bel et bien fêtée. Et par "nous", j'entends surtout "je". Je vous en fais part après coup car je suis comme cela, comme pour mon anniversaire, j'en parle après, afin que les gens ayant oublié se sentent coupables et essaient de me prouver leur amour de façon déraisonnée. Vous pouvez m'offrir un iPhone.

Donc voilà, à part ça, rien de neuf, et nous en arrivons au stade où je n'ai quasiment plus de sujet d'avance sous la main. J'ai bien quelques notes qui croupissent dans des fichiers textes, des notes qui je l'espère vont se bonifier avec le temps comme du vin, même si je sais pertinemment que non. Elles seraient plutôt du genre à rester l'égal d'un cubi de Félissou pour l'éternité. Oui, Félissou, ce "vin de table" qui coûte moins d'un euro et qui se coupe à l'eau pour bien en apprécier la saveur.


felissou

Bouteille de Félissou posant au milieu d'autres bouteilles.


Dans ce genre de situation, en manque de sujet, en manque d'inspiration, nous autres blogueurs pro nous retrouvons face à deux possibilités : La première, ne rien poster jusqu'à ce que l'inspiration vienne, chose que j'ai déjà expérimenté sans trop de succès ces deux dernières années ; La seconde, récolter les moindres informations qui ont le malheur de rencontrer nos yeux fatigués, et en faire un patchwork, une sorte de pot pourri de sujets divers et variés, en espérant que l'un d'eux arrive à toucher l'auditoire.


Sujet 1

Je vous confiais dans la note précédente que j'avais été approché par eD*rling en vue d'un coopération commerciale. Vous avez probablement cru à une plaisanterie malicieuse de ma part comme j'en fais souvent, ou peut-être au délire d'un homme vieillissant rendu fou par l'alcool et les drogues, mais il n'en est rien. La vérité, c'est que j'ai réellement été approché par eD*rling. En effet, voici le mail que j'ai reçu il y a peu de temps :

Sujet : Collaboration e*arling

Bonjour,

Je trouve votre site très intéressant,

Je travaille pour le site internet eD*rling.fr et nous traitons parfois de sujets similaires.
J’ai constaté que vous aviez des partenaires qui vous soutiennent pour votre site, quelles seraient les conditions pour en faire partie ?

Nous pourrions peut-être envisager une collaboration ? En vous aidant à faire connaître votre site par exemple ?

Qu’en pensez-vous ?

Cordialement,

Marine
eD*rling.fr


Cette prise de contact a soulevée chez moi plusieurs interrogations. Premièrement,
quels sont donc les "partenaires" qu'a cru voir sur mon blog Marine de eD*rling ? S'agirait-il de Zombocom, un site qui figure dans mes liens ? Ont-ils accès grâce à leurs mystérieux pouvoirs à des informations que je connais pas ? Serais-je sans le savoir associé à des marques ou des sponsors ? Toujours est-il que si un jour en buvant un soda ou en mangeant un steak vous voyez sur l'emballage une pub pour "Edwood, le blog qui met du beurre dans tes épinards", je vous serais très reconnaissant de m'en tenir au courant.

Ensuite, les "sujets similaires". Je suis tout à fait conscient que la note sur la Femme Scorpion a considérablement dégradée la nature des requêtes qui amènent à mon blog, étant donné que depuis que je l'ai postée j'ai tous les jours des résultats comportant au moins les mots "Seins", "Bite",  "Nichons", ou "Viol". Par exemple rien qu'aujourd'hui, j'ai pu découvrir les mots-clés suivants : "GROSSE PUTE AUX GROS NICHONS", "gro sein au soleille", "femme gros seins violentée", ou encore "femme gros sein et chate plein de poil !!" (points d'exclamation d'origine). Et ce n'est là qu'un échantillon non exhaustif. Or, ces visites représentent 90% des accès au blog, et je ne vais pas cracher dans la soupe, c'est grâce à elles que je peux vivre de cette activité à temps plein qu'est le blogging. Mais cela m'amène tout de même à me questionner sur le sens que je dois désormais donner à mon blog. Dois-je en revoir complètement le concept et ne poster que des nouvelles érotiques, des photos de seins et des vidéos porno ? Suis-je censé en faire un blog-rencontre avec un système de commentaires webcam pour répondre à la demande sans cesse croissante de mes visiteurs ?

Mais surtout, surtout, dois-je accepter la collaboration avec eD*rling ? Dois-je même m'INSCRIRE sur eD*rling et peut-être rencontrer la femme de ma vie, une Simone, 65 ans du Gers qui aimerait la chasse et le tricot ?

Le débat est ouvert.


Sujet 2

Cela fait quelques temps que je voulais vous en parler, sans que ce soit assez touffu pour en faire une vraie note, alors je profite du patchwork pour le placer. J'ai découvert quelque chose de génial : Le Speed hating. Vous connaissez probablement le Speed dating, qui consiste à participer à des rencontres en compagnie de nombreux autres participants et participantes, le concept reposant sur la micro rencontre, avec 5 minutes pour découvrir chaque personne, et essayer de vous faire aimer d'elle dans ce court laps de temps.
Eh bien le Speed hating, c'est l'inverse. Vous avez 5 minutes pour vous faire haïr par la personne en face. Inutile de dire que ce concept m'a semblé d'emblée bien plus intéressant que l'original, et a éveillé en moi des envies de conflit et de haine que je pensais disparues depuis mon adolescence. Se montrer détestable et désagréable, après tout, c'est une vraie stratégie, un vrai don de soi. Analyser l'inconnu qui se trouve en face de nous, et essayer d'imaginer tout ce qui peut le répugner le plus chez un être humain, afin de lui en faire don. Existe-t'il un partage plus complet que celui-là ?

D'ailleurs détail amusant, le premier lien google vers le Speed hating amène sur eDarling, décidément prêt à s'engoufrer dans toutes les brèches de l'humanité.

Je vous invite donc cordialement, dans la bonne humeur et la franche camaraderie, à participer à un Speed hating avec moi. Soyez assurés que je serai le partenaire idéal, et que je vous ferai passer un mauvais moment comme rarement vous en aurez connu dans votre vie.

Le débat est ouvert.


Sujet 3

Je me suis remis à fumer. Certaines personnes le font sous la contrainte d'une violente dépression, ou simplement par erreur lors d'une soirée d'excès. Dans mon cas il s'agissait d'un acte totalement délibéré. Eh oui, je suis comme ça, surfant à contresens de la vague sociale, à l'heure où le prix de ces petites baguettes de bonheur ne cesse d'augmenter et où il devient presque interdit de fumer chez soi, par peur d'intoxiquer ses voisins au cas ou la fumée parviendrait à passer sous les plinthes.

Alors pourquoi cette décision, pourquoi avoir eu l'envie d'avoir envie de reprendre, alors que j'avais arrêté depuis près de deux ans ? La réponse est toute simple chers lecteurs : PARCE QUE C'EST BON. Tout simplement. J'ai pesé le pour et le contre, et en suis rapidement arrivé à la conclusion que fumer, c'est bon.

Vous mêmes, fumeurs ou anciens fumeurs, vous le savez. Vous connaissez l'incroyable félicité que l'on ressent en inhalant la délicieuse première bouffée de tabac après un repas. Quelle merveilleuse sensation de bien être et de complétion, quand la flamme du briquet vient faire rougeoyer la blonde qu'on tient fébrilement entre ses doigts, tout en l'embrassant du bout des lèvres. C'est presque sexuel. Quel plaisir que d'être confortablement installé dans son canapé en regardant un film, et qu'alors qu'on a la sensation qu'il manque quelque chose pour que l'instant soit parfait, on se souvient qu'on est fumeur, et qu'on peut donc légitimement s'allumer une cigarette, et transformer ce moment qui jusque là était simplement agréable, en instant de pure extase.

Car fumer après tout, c'est ça. C'est reconnaître sa faiblesse d'être humain, et accepter d'en jouer le jeu en créant volontairement le manque, un manque qu'il sera possible de combler à volonté, à chaque instant où on le sentira nécessaire. Quelle merveilleuse thérapie. Quel soulagement face au stress, à la tension de la vie, à l'absence d'accomplissement personnel.

Bien entendu, je ne vais pas vous mentir, reprendre c'est difficile. La culpabilité avant d'allumer sa première, cette pression sociale que l'on ressent et qui nous fait un peu hésiter. On se dit merde, est-ce que j'ai vraiment raison de me remettre là dedans ? Est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Ne suis-je pas en train de faire une erreur ? Puis vient le moment où on se lance après tout ce temps. Moment de malaise. On s'en veut presque un peu. La première cigarette n'est pas bonne, elle n'a pas vraiment de goût, elle rend un peu malade. On se dit presque que c'était un coup dans l'eau, qu'on ne va pas reprendre finalement. Mais j'avais anticipé tout cela, je m'étais préparé, car j'avais déjà repris dans ma vie, et je savais. Je savais qu'il n'y avait qu'à attendre le lendemain pour que la suivante soit meilleure et appréciable. Et quelques jours seulement pour que fumer redevienne un plaisir absolu, une compagne de tous les instants.

Et ce soir, alors qu'à deux heures du matin je peux m'accouder au balcon et savourer une délicieuse et légère brise de nuit d'été en regardant les volutes de fumée planer délicatement devant moi, je me dis que j'ai eu mille fois raison.

En complément d'information, je vous invite à lire le livre de William WHITBY, "VIVE LE TABAC". Un livre où l'on découvre que "l'usage du tabac n'est pas mauvais pour notre santé", et qu'il protège souvent du cancer et de l'infarctus. (Paris, MA Editions, 1983).

Et laissez moi vous dire qu'en 1983 on savait de quoi on parlait. William WHITBY le premier. Un sympathique bonhomme que ce WHITBY. Je ne me lasse pas d'écrire son nom. WHITBY.

De toute façon si la cigarette avait déjà fait le moindre mal à quelqu'un, je crois que ça se saurait.

Le débat est ouvert.

Posté par Dadark à 03:59 - Je t'aime EDWOOD [13] - Permalien [#]

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